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chanson a texte qui parle
Salut,
une question me chiffone toujours "pourquoi la guerre, la famine, l'exploitation des ouvriers, le mépris,.." sont toujours d'actualités siècles après siècles.

cette chanson « Le temps des cerises » est née de l’association du chansonnier et révolutionnaire JB Clément et d ‘Antoine Renard.
Ce dernier mit en musique ce poème écrit un an auparavant en 1866. Cette chanson fut dédicacée à postériori, à son retour d’exil en 1882 à « la vaillante citoyenne Louise, l’ambulancière de la rue
Fontaine-au-Roi, le dimanche 28 mai 1871 ».
 En effet JB Clément fut incontestablement un des grands acteurs de la Commune de Paris, et il se trouvait ce jour là sur la dernière des barricades avec Eugène Varlin et Charles Ferré, ainsi que Louise Michel « la vierge rouge de la Commune ».
Varlin et Ferré furent tous deux plus tard fusillés.
Clément a exercé de grandes responsabilités sous la Commune avec une ardeur toute révolutionnaire.
Il avait été incarcéré plus tôt dans sa vie dans les prisons impériales de Napoléon III, notamment en raison d’attaques de ce type contre le pouvoir en place : « A bas les exploiteurs ! A bas les despotes ! A bas les frontières ! A bas les conquérants ! A bas la guerre ! Et vive l’égalité sociale ! ».
Ses engagements lui imposeront plus de 8 années d’exil, il fut condamné à mort par contumace en 1874, amnistié en 1879 et rentra finalement à Paris en 1880. Délégué à la Propagande par la Fédération des Travailleurs Socialistes,
il parcourt la province et constate les conditions de vie des ouvriers encore dégradées depuis 1871; chômage, bas salaires, règlements draconiens, gosses mourant de faim... Infatigable organisateur de réunions et grand propagandiste, créateur de dizaines de syndicats et de cercles d’études politiques, il rédige quasiment seul le journal « L’émancipation » devenu « L’émancipateur » en 1891. Il fonde également, notamment, la Fédération Socialiste des Ardennes, et meurt, épuisé par toute une vie de luttes et de combats politiques le 23 juin 1903 à l’âge de 66 ans.




1:Le temps des cerises.

Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au coeur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur
Mais il est bien court le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant
Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des peines d’amour
J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au coeur
Une plaie ouverte
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au coeur


2:Gagnants / Perdants
( Bonne nuit les petits )

Gagnants / Perdants
( Bonne nuit les petits )
Tous ces beaux jeux inventés
Pour passer devant les premiers
Pour que chacun soit écrasé
S’il refuse encore de plier
Les dégâts, les excès
Ils vont vous les faire payer
Les cendres qui resteront
C’est pas eux qui les ramasseront
Mais les esclaves et les cons
Qui n’auront pas pas su dire non
Nous on n’veut pas être des gagnants
Mais on acceptera jamais d’être des perdants
Pimprenelle et Nicolas
Vous nous endormez comme ça
Le marchand de sable est passé
Nous on garde un oeil éveillé
O la peur, ô le vide
O la victoire des avides
Faut pas bouger une oreille
Toutes sortes de chiens nous surveillent
Pas un geste, une esquisse
Sinon on tourne la vis
Nous on n’a rien à gagner
Mais on ne peut plus perdre puisque c’est déjà fait.
Toi qui viens de loin d’ici
Avec Ta peau et Tes os
On t’a parlé du paradis
On t’a menti, tout est faux
O mon ami o mon frère tout ce nerf
Perdu pour la guerre
Tu vas voir tout l’amour
Qui traîne au fond du discours

Dis t’en veux des papiers ?
Dis tu l’as vu mon palais ?
T’auras rien, c’est ainsi
C’est pas fait pour les perdants, le paradis
Il y a la chair à canon
Il y a la chair à spéculation
Il y a la chair à publicité
Enfin y’a tout ce que vous aimez
Vous et moi on le sait
Le spectacle est terminé
Pourtant c’était presque idéal
C’était loin du féodal
Oh maint’nant c’est foutu
Ça fait joli dans ton...
Fort intérieur c’est gênant
De rejoindre comme ça la cohorte des perdants
Il faut pas se faire d’illusions
Mais c’est mieux debout pour l’action
Et pour nos âmes, c’est égal
Dieu n’est pas dans la bataille
O messieurs les décideurs
De toutes parts, de tous côtés
Sachez que profond dans nos coeurs
On n’arrête pas le progrès
Sous l’Iris, sous la peau
Sous les ongles et dans l’étau
On pourra toujours refuser
De devenir les premiers ou les derniers
Pas de leaders triomphants
On s’ra jamais des gagnants ni des perdants

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